Sensationnel ? Universel.

Seule la beauté peut sauver le monde (Dostoïevski)

22 avril 2010

Echos téléphoniques.

Poème explicatif de l'article :
Monsieur tout-à-tous

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[ "Beauté éternelle ! Te voilà ravissante comme une symphonie sait l'être..." ]

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Sujet de l'article :
Symbolique du Diable et double communion dans le Sensationnel.

Cet article est divisé selon une tentative de logique de montage cinématographique.
Ainsi, nous allons lentement évoquer la place de la figure du diable avant d'enchaîner rapidement sur la question de l'humour.

Nous rejoindrons ensuite les deux concepts en une même conclusion.
Votre humble narrateur soumet cette structure à votre jugement.

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Loin de moi l'idée que tout se vaut. S'il est vrai que je cultive le paradoxe d'apprécier l'art bête en même temps (et non au même "endroit") que les monstres sacrés, j'avoue plus ou moins honteusement me reconnaître dans un fascisme de la théorie de l'art.

Je suis en ce sens un fasciste, 'vi, un vrai de vrai. Comprenez par là que je considère ouvertement que la majorité a résolument tort, dans la plupart des cas, laissant la vérité aux rares porteurs, moqués jusqu'à ce qu'ils en voient une source de sourire ou au contraire, appliquent avec regret l'adage terrible : "heureux celui qui n'existe pas".

Or, en ce qui me concerne, j'aspire à affirmer en tout instant mon existence, "la vita nuova". J'ai hurlé mon bonheur, ce fascisme, mon raffinement au sens littéral comme "my very own" transcendance. Je me pousse avec joie et allégresse, en dépit du travail énorme demandé au Sensas, à communier avec mon idéal, par le procédé des mouvements alternatifs sensationnels.

Mon idéal étant la compréhension.
Ambitieux, certes.

"Mais j'ai ramé, je sais, j'ai ramé, je sais, c'est normal.
Comme Perceval..."
(Elista)


Plus encore que vivre pour comprendre : être la compréhension, devenir cette pitié de la réalité déshumanisée.

Je dispose d'outils pour parvenir à cet idéal. L'élégance en est un, car il me place résolument en ennemi de la foule pour la comprendre avec objectivité, foule contraire du peuple. Si je considère ma mission comme subjectivement sacrée (car le sacrement ne saurait être une cérémonie objective), je considère qu'en acceptant cette dernière de la transcendance, j'ai dû communier avec une antithèse de cette dernière. Littéralement luciférienne.

Je m'explique.

L'élégance, entre autres, est un outil d'opposition, car il génère le mouvement alternatif entre les opposants.
Qui dit opposition doit se référer à sa mythologie : "L'ennemi", lucifer.
Qui dit mouvement alternatif dit productivité mutuelle et donc, en ce qui me concerne, compréhension.
Qui dit lucifer doit se référer à ce qu'il représente : l'assaut de la rationalité face (et non contre) à l'irrationnel, au transcendant. La compréhension sans compassion, en d'autres mots.
Qui dit "votre humble narrateur" -moi- dans mon idéal doit en établir la sémantique : la compréhension du Sensationnel.

En cherchant l'apothéose de cet idéal, je dois donc embrasser avec prudence une joue de son contraire.

Cette hérésie, ce luciferisme Sensationnel est justifié par une volonté de corriger son intolérable blasphème.
Laissez moi aller jusqu'au bout de mon idée et ce repli deviendra signifiant.

Je souris de le faire, car ce faisant, je cultive un manichéisme des plus médiévaux.
Porteur de la Sensation, je la fais alterner entre la transcendance et son exil.
Donc je produis un mouvement alternatif continu et manichéen entre le médiocre et le parfait de la réalité.
J'entretiens la productivité respective de ces deux éléments, lesquels s'expriment alors à moi en un langage codé, m'apportant compréhension et donc, une certaine forme de félicité.


Voilà sûrement pourquoi j'apprécie autant "Zombieland" que "Andrei Roublev"... Voilà pourquoi j'adore, je vénère la vie et j'en déteste, j'en pleure ses médiocrités.

Ce qui nous amène au sujet de ce message (et qui rejoindra à sa chute la théologie plus haut commencée) : l'humour.

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Je partais, au tout premier paragraphe, dans l'idée d'affirmer que l'humour ne devrait pas être abaissé en dessous des félicités de la connaissance, de l'art ou même de la passion. L'humour les vaut, l'humour les égale. Et c'est dans l'idée de nuancer ma pensée, ne souhaitant pas que l'on me voit comme un démocrate de l'art, que j'en suis venu à la longue introduction.

L'humour est littéralement divin.
(Pourquoi ? Parcequ'il ne peut pas se conjuguer, ne peut pas être "dit" sans s'effacer. Il n'est pas pluriel ; la preuve étant dans le sens ou nous avons tous un seul et unique "personnage comique". Nous ne sommes immensément drôles qu'en faisant un avec celui ci, et celui ci seul.)

En dehors d'être le plus haut remède contre toute épreuve, physique, mentale, de confrontation ou de célébration (Fermez, pharmacies ou vendez des nez de clowns, car le fou rire sincère vaut tous vos médicaments. Il éloigne tous les maux et en protège), l'humour est également une unité de mesure absolument parfaite.

Un outil pour mesurer le bonheur.

Car c'est une question bien délicate qu'est celle du bonheur, pourtant quotidiennement posée avec le rituel mais myope "ca va ?".
Poser la question "es-tu heureux", à froid, à sec, à un individu quelconque... Cela relève de la plus élémentaire pitié, doublée de la plus complexe - a nouveau une différence entre les manières du peuple et de la foule, d'ailleurs -

Car seul le rire peut vous répondre. Le langage est bien souvent insuffisant.

On ne saurait trouver le fou rire sincère, profond (venant d'entrailles plus lointaines encore que le fruit de toutes vos tripes tendues à cet effort, cet effort à soutenir l'ouragan qui manque de faire céder toutes les fondations.), qu'en état de bonheur sincère. Un fou rire est tout simplement impossible sans un contexte de félicité.

Les drogués ne sont comme tels que pour retrouver l'euphorie. Ils en expriment donc le manque, et donc, le malheur au sens général.

Car le bonheur est la félicité d'être ce que l'on est, sans influence, sans concessions.
J'ai dit plus haut que j'ai hurlé haut et fort mon bonheur et toutes autres réalités de ma vie. Concrètement, je n'ai rien hurlé.

J'ai simplement ri.

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FUSION DES DEUX CHAPITRES

Dieu est humour et la vie est une blague.
Pardonnez votre narrateur d'être Agnus Dei.
Mais pardonnez également votre narrateur d'être celui qui cherche à comprendre la blague.

Ma réelle mission est d'expliquer cette blague... après l'avoir comprise.
En message codé, afin de ne pas lui en retirer sa substance "comique". Ce serait dommage.
Je dois, pour ce faire, bâtir une nouvelle cathédrale. Littéralement, une maison ou vit la transcendance.
Mon livre du Sensationnel doit être bâti comme une cathédrale pour que ma compréhension puisse s'exprimer sans risques (sans risques de devenir une autre religion plutôt que de rester outil) afin de corriger le blasphème de lucifer : lui qui comprenait sans compassion, ce qui est la définition de la méchanceté.

Comprendre avec compassion, voilà une définition de l'amour.
Il faut comprendre avec amour. Alors, ce qui aurait pu être luciférien devient allègrement une apothéose sincère. Une élévation vers le transcendant plutôt qu'une chute. Une flamme à porter plutôt qu'à sombrer.

Devenir un porteur de lumière.

Rassurons-nous mutuellement ; s'il m'est hélas facile de succomber à la méchanceté, je sais que j'aime comprendre. Je t'aime passionnément, Sensation.

Car tu es à l'origine de ces logiques, transcendance Sensationnelle, alphabet du réel et de l'inimaginable.
Par conséquent, relisez l'histoire d'O : on aime tout ce qui est envoyé par ce ou celui qu'on aime.

N'ayons donc aucune inquiétude.
Je ne chuterais pas.

Je m'élèverais.
Littéralement ; je me dresse comme on dresse un chien, comme on élève un nouveau né à la lumière du premier jour.

Wanted : Rimbel / 10 956 dead, 5000 alive / Faire une déposition ? [0 témoins]

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