Sensationnel ? Universel.

"Seule la beauté peut sauver le monde" (Dostoïevski)

09 novembre 2009

"Don't push, don't force it..."

"tout comme les mauvais poètes, dans la seconde partie du vers, cherchent l’idée pour la rime, de même les hommes, dans la seconde partie de la vie, devenus plus inquiets, ont coutume de chercher les actions, les situations, les relations, qui cadrent avec celles de la vie antérieure, en sorte qu’extérieurement tout soit d’accord ; mais leur vie n’est plus dominée et toujours à nouveau déterminée par une pensée forte, elle est remplacée par l’intention de trouver la rime."

N.

090105aurora

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16 octobre 2009

"They're not gonna get us !"

Nous allions par monts et par vaux / Quand nous fûmes aux steppes qui tremblent /
Nous nous rencontrâmes ensemble / Trente pèlerins sans fardeaux.

Nous trouvâmes un fier croisé / Qui nous jura sur la Matriarche
L'on voyait à New-Jérusalem / Ce grand expié chérubin

Et nous dit qu'au Dies Irae savant / A prouvé par bon témoignage /
Qu'on ne fera plus le voyage / Qui se faisait par ci-devant.

Si ce n'est, dit-il, saint Céline / C'est saint Romain; L'un ou l'autre /
Matriarche ; c'est une sainte femme / Toujours bonne pour le repenti.

Puisque Dies Irae est à New-Jérusalem / Adieu Boston, adieu Chicago /
Nous passerons par Non-retour / Les steppes qui tremblent sans dangers.

("Chant de marche des pèlerins", Non Retour)

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10 octobre 2009

"Il faut que tu portes le feu"

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"Tu n'as rien d'autre, construis des cérémonies à partir de rien et anime-les de ton souffle."
(Cormac McCarthy - La route)

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07 octobre 2009

"UNE HEURE-TRENTE DE BONHEUR !"

Je pense bientôt venir à bout de mon livre sur le Sensationnel.
Je mets tout de moi en ces mots, pour la première fois, peut être bien. Pour une seule et bonne raison ; Je veux continuer à écrire, je veux raconter des histoires.


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L'histoire d'un homme qui (...)

Cet homme n'a pas lieu d'être moi.

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Un écrivain raconte des histoires. Il n'a pas à s'y impliquer sans raisons.
Si j'ai un méssage personnel à faire passer, je le ferais passer sans artifices. Je pourrais ensuite raconter des histoires, libre. Celles ci seront libres de moi, je ne les retiendrais pas par un message codé en leur sein, lequel s'adresserait à un lecteur sur dix. Si compter que lecteurs il y ait... Et puisque nous parlons de création littéraire, un petit extrait du "créateur" d'Albert Dupontel. J'adore !



Sensas' !

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06 octobre 2009

"Pied gauche sur rouge" (B. Cooper)

Vae Victis.
Ô combien familière tournure, mais assurément adaptée. En temps voulu.

Malheur au vaincu.

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Point de leçons à moins qu'elles ne proviennent d'un individu heureux.
Dans l'attente de ce moment, recevez les humbles salutations de votre dévoué "Très peu républicain, (logiquement ?) sioniste, artiste de la vieille école, adorateur de l'élégance défunte du Dandy, fumeur invétéré de cigarillos puants, amateur d'accordéon plutôt que de guitare électrique, le mystique pour moi même, le snob déclaré des soirées butterfly, bling bling et autres anglicismes vraiment très peu supportables."
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Qu'à cela ne tienne ; Ne nous limitons pas à ce que je suis, l'acte a son importance. (Et celui ci, en ce qui me concerne, reste sociable, envers et contre tout. By the way, I do enjoy Killing Joke, and we have to celebrate a few things. Party time.)

Ainsi qu'est celle de la tranche d'une pièce.
Ainsi qu'est tout incident, tout hasard.
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J'aurais, si on y regarde, quelques raisons de me plaindre. De me leurrer et me limiter au fatalisme dégoulinant. Ou au contraire de prétendre que tout va bien afin de m'en persuader ; Aucune de mes situations n'est sincèrement "facile".
Mais peu importe.

Qu'est-ce que ca peut faire ?

En vertu des lois naturelles, je m'en moque, car je le dis et je le répète, on ne peut avoir une chose sans son contraire.
Ainsi, je souris, en susurrant avec délice "Vae Victis".

Je souris, en oubliant que ce n'est aucunement parceque je porte en horreur l'idée de me plaindre tout autant que celle de stagner. Je souris parceque je - finis - par - vaincre.
At last.

"On avance, on verra bien ou" disais-tu.
Assurément, mon ami. Seulement, je sais à présent pointer le destin. Si une boussole n'est jamais de trop, rien ne remplacera l'idée de décider du nord. La "vie" n'est pas belle ; La vraie vie est merveilleuse au delà de notre vocabulaire.

Il convient pour cela de se rendre compte que le temps n'existe pas.
Le temps n'existe pas. C'est une invention, compréhensible certes, mais une invention éhontée.

Mais trève de SENSATIONNEL. Passons au plaisir des sens :
"Speaking of happiness" de Gloria Lynne (Une merveille !)
"Nowhere to run" de Martha Reeves and the Vandellas (B.O. de Non-retour avec "California Dreamin')
"Shotgun" de Jr. Walker. (De la seule adaptation plus que convenable d'un Stephen King)

Sensas' !

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Pour ceux qui me demandent d'ou vient le photogramme en noir et blanc, sachez qu'il est extrait de "Eastern Promises" ou en francais, "les promesses de l'ombre". Très bon film mettant en scène un Viggo Mortensen peu scrupuleux mais surtout très russe. Ladies, ne manquez pas sa scène de nu, quand aux gentlemen, elle est suffisamment "destroy" comme dirait mon syndicat paternel pour vous ravir, vous également.

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23 août 2009

But you... You speak my language !

Lorsque ce n'est pas celle de Dieu, c'est la peur de la fin du monde qui est essentielle à l'esprit humain.

L'homme est irrémédiablement croyant, athée ou non.
L'athéisme n'existe pas, car il suppose l'acte sans raison ; Et si l'acte chaotique est une réalité indéniable, l'acte désintéressé est un mensonge éhonté. On ne fait jamais rien pour rien... Et ce qui s'applique à l'empathie, même dans l'exemple ci dessus, s'applique à la Sensation !

Ce qui s'applique à la Sensation s'applique à toute réalité abordable par le ressenti, toute chose fond et forme : Autrement dit, la transcendance. La réalité.

L'athéisme porte donc en son cœur les germes de sa propre destruction, telle toute révolution : Inutile, perte de temps. L'humain révolutionnaire ne peut évoluer... Notons qu'on ne se révolte que lorsqu'on n'admet pas la réalité. Toute réalité admise est supportable.

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(Jean Jacques Henner)

Je n'ai donc qu'un conseil : Ne vivez pas par l'empathie seule, étendez votre Sensation à bien plus loin. N'ayez pas seulement besoin des autres, en terme de ressenti ; Car aujourd'hui, « tout le monde pense comme Voltaire. L'humain moderne est résolument révolutionnaire ».

C'est à dire haïssable au suprême degré, comme dirait l'Ardennais merveilleux, Rimbaud de son nom. Si vous en dépendez, vous contribuez à l'immobilisme humain.

Si vous dépendez de leur toucher, soyez prudent ; Ce que l'imparfait voit, ses mains le brisent.

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Quelques lignes encore :

-La vérité EST universelle. Seuls les moyens d'y accéder ne le sont pas.
-On marque ou l'on attire. Il est rare d'avoir ces deux compétences à la fois.
-Nous n'avons pas besoin de liberté. Nous avons besoin d'envie de liberté.

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17 juin 2009

"Je suis las des mots"

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Harold - Tu avais parlé, au tout début de notre entretien, de la mémoire. La mémoire du monde, c'est ça ?

Médicis - C'est ça. C'est la clé qui me manque pour avoir de l'humanité. Mais le terme n'est pas la mémoire du monde, comme tu dis, mais bien la pyramide du souvenir.

Harold - Ça se voit que tu gagnes en humanité ; Tu sais faire preuve d'ironie, de sarcasme, et j'aime pas trop ça.

Médicis - Peu importe. Tu as lu le «cycle de Dune» de Frank Herbert ?

Harold - Je t'avoue me rappeler davantage du film de Lynch que du bouquin.

Médicis - Oublions le film et les séries, pour le moment. Dans le livre, il y a plusieurs passages dans lesquels sont mentionnés une espèce de « mémoire sanguine », dans laquelle des descendants de ceux ayant vécu ; Ou expérimentés en Sensation, certaines situations, peuvent réagir comme s'ils en avaient eux même l'expérience.

Harold - Je ne me rappelle plus très bien de cette notion, au temps pour moi. Continue... ?

Médicis - Par exemple, le protagoniste avait dans sa famille un toréador ; Et lorsque ledit déscendant se retrouve dans une situation en divers points similaires à celle d'une arène -Un procès, par exemple- il y découvre une aisance surprenante. Des réflexes du sang, par l'expérimentation des alleux.

Harold - On peut aussi ne rien avoir en commun avec ses ancêtres, réagir tout à fait différemment.

Médicis - D'où l'intérêt de se souvenir ; Car c'est là la clé de toute sagesse. Se souvenir au delà de soi même. Percevoir le souvenir du sang, en premier lieu. Ce rappel est le plus évident avec deux générations d'écart, avec nos grands parents. Les générations suivantes sont trop éloignées pour la perception sensationnelle de l'Homme lambda, et celle des parents beaucoup trop proche. Le procédé reviendrait à celui de regarder un film sur un écran géant, au tout premier rang... Et inversement. Tu vois ce que je veux dire ?

Harold - Un autre point de ton humanité ; Tu tiens à te faire comprendre. Mon incompréhension t'horripilerait.

Médicis - Oh, assurément. Je tiens à ce que tu comprennes ; Je tiens à ton bien être, à ta sagesse. T'y dérober me mettrait en colère.

Harold - Je n'ai rien à te prouver.

Médicis - Ton humanité, si. Ta simple prestance jusqu'alors est celle de ta mémoire sanguine, et tu le sais. Mais considère la mémoire du monde comme une pyramide, et...

Harold - Tu mêles toujours géométrie à tes concepts ?

Médicis - Les idées avancent géométriquement, Harold. En ligne, en cercle, en spirale, peu importe.

Harold - Je t'ai interrompu, 'scuses. Tu disais donc ?

Médicis - Considère la mémoire du monde comme une pyramide. Tout en haut, minuscule, le souvenir de soi. Puis à ses pieds, le souvenir du sang. Encore plus bas le souvenir humain ; Et les structures sont le souvenir de l'âme ; La sensation universelle, le ressenti absolu.

Harold - Je visualise la chose.

Médicis - Tu te rappelles de ces théories conspirationnistes, qui voyaient la pyramide sur le billet américain comme un symbole maçonnique, Illuminati, bref, ce genre de choses ?

Harold - Oui, oui. Ils en avaient même fait un film, mais...

Médicis - Passons, trêve de navets ; La figure est exacte, et en un sens, pleine de sagesse. Ce ne sont pas EUX qui sont au sommet, là ou se trouve cet œil omniscient, qui voit tout des échelons inférieurs ; C'est toi. Tu as le pouvoir de pousser ta perception, ton souvenir, au delà de toi. Ta mémoire est intimement reliée à celle de l'humain en général, et il ne tient qu'à toi de t'en rappeler les fondements.

Harold - Se souvenir du sang, de l'humain et finalement de l'âme.

Médicis - Exact. Cette descente dans l'inconnu dont parlait Rimbaud dans la lettre du voyant.

Harold - Mais quel en est l'intérêt ?

Médicis - L'expérimentation universelle, de toute chose. La possibilité d'être un et l'humanité entière à la fois. On a compris l'enfant poète...

Harold - Rimbaud ?

Médicis - Oui. On l'a compris dans le sens le plus terre à terre, comme toujours au final. L'expérimentation universelle, on l'a vue par un vécu absolu : Sexualité effrénée, essai de toutes les drogues possibles et imaginables, vie intense et fougueuse etc.

Harold - Je sais. Si tu voyais les boîtes de nuit de là d'où je viens...

Médicis - Je ne me hasarderais pas à la moindre remarque, mon très cher ami. L'expérimentation universelle passe par le souvenir ; Les sensations nous parviennent à mesure que notre perception grandit, à mesure que notre imagination devient fertile. Laisse moi t'expliquer, et fais un dessin si cela peut t'aider. De la mémoire de soi à la mémoire du sang, la séparation, l'hymen à percer est celui de la Sensation de la vie. L'anticipation d'être parent. La séparation entre la mémoire du sang et celle de l'humain est la Sensation de la peur de mourir. La séparation entre la mémoire de l'humain et celle de l'âme est la sensation de mourir.

Harold - Imaginons. Et bien ?

Médicis - Ce sont les exemples les plus faciles, les plus gros. Mais leur expérimentation, tu me l'accordes, est très dangereuse dans la vie concrète.

Harold – Ah ben ca, c'est le moins qu'on puisse dire.

Médicis - Leur expérimentation Sensationnelle, en plus d'ouvrir les portes des mémoires plus larges, permet leur connaissance. On peut en parler en les nommant, on a expérimenté cette peur, pour ne citer qu'elle parmi les centaines de Sensations à découvrir.

Harold - Adam devint maître des choses en les nommant...

Médicis - Parfaitement, parfaitement. Puisque tu peux nommer la chose, tu la maîtrises véritablement. Et donc, lorsque tu y es confronté dans la vie concrète...

Harold - Et puisque tu es voué à t'y frotter...

Médicis - Tu sais l'appréhender avec ce que t'a apporté l'expérience Sensationnelle. Si tu appliques cela à toutes les Sensations qui s'ouvriront à toi par le souvenir, crois bien que tu affronteras tous les éléments de la vie avec la plus grande sagesse, la plus grande qualité qui soit. Tu ne paniqueras pas, tu prendras les bonnes décisions et tu vaincras. Toi qui voulait faire de la peinture, si tu avais expérimenté la Sensation plus tôt, tu aurais connu la déception, l'affrontement de l'indifférence de ceux qui auraient pu t'aider. Tu aurais su aborder la chose avec calme, tu l'aurais maîtrisée, et tu serais aujourd'hui peintre. Tu n'avais besoin que de la qualité qu'apporte l'expérimentation par la Sensation.

Harold - Quelle est cette qualité, si haute, presque transcendante, au final ?

Médicis - Le calme.

Harold – Mais prendre les choses spontanément est parfois bénéfique ; Courageux !

Médicis – Tu peux être spontané tout en étant calme, non ?

Harold – Je... Peut être, je ne sais pas.

Médicis – J'ai besoin de toi. J'ai besoin que tu étayes mon discours, alors SOUVIENS TOI.

Harold – Ou... Oui. Oui, de mon expérience des décisions spontanées, j'étais excité, mais... Calme. Calme devant les choses à venir.

Médicis – Merci, Harold, merci infiniment.

Harold – Se souvenir de l'humain, ce dont on parlait plus haut... Au final, c'est plutôt égoïste, non ? Ça ne nous sert qu'à nous.

Médicis – La volonté de la Sensation est TA volonté. Ce n'est pas de l'égoïsme ; C'est le pouvoir.

HaroldLe pouvoir ?

Médicis – Mauvaise consonance, non ? Pourtant, si certaines personnes avaient osé expérimenter ce pouvoir, ils seraient restés bien autrement dans l'histoire que comme dictateurs ou PDGs orgueilleux, artistes pédants ou mannequins de pacotilles.

Harold – Tes exemples faiblissent pathétiquement. Des exemples universels et surexploités.

Médicis – Parce qu'il marche dans une mémoire basse. Ne soyons pas snobs, à citer d'illustres inconnus d'Europe de l'est ; Nous devons être compris universellement.

Harold – A force de populariser une idée, on la vulgarise.

Médicis –Et puisque nous allons parler de sang, employons le comme image, en réponse à ta tirade. A force de vouloir le rendre pur, il coagule, très cher.

Harold –  Bon, peu importe, nous y reviendrons. Tu parlais du pouvoir ?

Médicis – Et de sang. Car ton expérience passera à tes enfants, par la mémoire du sang.

Harold – Oh seigneur...

Médicis – Par la Sensation, tu leur facilitera le souvenir et l'accession à la sagesse. Par la Sensation, à grande échelle, tu éduques et élèves l'humanité toute entière. Alors si tu vois ca comme de l'égoïsme, soit. Je t'encourage vivement à l'égoïsme, toi et tous tes semblables.

Harold – Le moins que l'on puisse dire, c'est que ton discours change de tes prédécesseurs, les présidents humains.

Médicis – Eux préconisaient la bonne action. C'est bien de donner tous les mois dix euros à une association humanitaire. Mais tu sais que tu le fais pour te donner bonne conscience, pour ne pas avoir à rougir quand tu allumes ta télé ; Tu t'en fous de la cause et tu le sais. C'est généreux mais bien souvent hypocrite. Alors à toi de voir ce qui est le plus égoïste entre cette bonne action à se mettre sous la dent pour se rassurer et l'éducation de l'humanité par ton expérience.

Harold – Le temps que je m'y mette, tu me fais venir un paquet de cigarettes ?

Médicis – Quelle marque ?

HaroldModo.

Médicis – A ta guise.

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"Ce que je vis ensuite surpasse notre langage, impuissant à le peindre comme la mémoire à aller si loin.
Tel que celui qui, en songeant, voit, et après le songe la passion demeure imprimée, et le reste à l'esprit ne revient point ; tel suis-je, toute ma vision presque s'étant évanouie, et encore en mon cœur distille la douceur qui naquit d'elle. Ainsi la neige fond au soleil."
(Dante Alighieri / La divine comédie)

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Quand j'étais petit et que je faisais la sieste avec mon grand père, j'essayais d'inspirer et d'expirer exactement au même rythme que lui. Je me rendis compte que je n'avais pas à me forcer, que ce rythme était comme ancré. Sauf quand il toussait, trois paquets de gitanes par jour aidant. Cela n'a l'air de rien, mais ceux me connaissant personnellement comprendront que je catalogue la chose parmi les trois plus importants et influents évènements de ma vie.

 

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04 juin 2009

Atavisme ; Nom masculin : Ressemblance avec les ancêtres.

L'océan est bouillant ; Bas fonds tiennent conférence
Quelque part sur les quai, dernière branche d'olivier
Le passeur lève la vitre ; Galant, ne tient pas éloquence.
Quelque part sur la plage, Des noyés, du fumier !

Tant pis, vitre est levée. Allons indifférents.

Il faut de l'aise, encore. Bien plus fort, la radio ?
Quelque part en l'écume, l'imberbe est par le sel -
- parfumé. Les maillots ! Oublis patrimoniaux.
Marée haute à rumeur, que le pare-chocs martèle.

Là, maintenant on s'en fout, mais on s'enfonce.

L'océan est bouillant ; Bas fonds tiennent conférence.
Homme à la mer ! Kirkè ! Tournez vos tours, tournez !
Passeur, lève l'embrayage ; Coulant, bats la cadence.
L'imberbe noyé, peut être est il succombé !

Mon œil grisé, l'air salin le rend orageux.

C'est flot hasardeux, Leviathan, sort écumeux !
Mais j'ai de la lecture ; La divine comédie.
On a passé la troisième, hasardant les flots bleus
On aperçoit seulement ceux par Dieu bandits

La radio multiplie les lourds octaves

Là ! elle ! éclipse abortée, tant poète qu'astronome
D'une volontaire famine, tremble hissant des voiles
En dentelle ! Mat de satin et main d'opium.
Vents nordiques, à sa nuque galbe glissent récital.

Quoi, demi tour, déjà ? J'ai pourtant mon linceul
"ma puérile hâte, mon oubli si certain
C'est que l'on ne passe ici, que si l'on vient seul"
Le passeur le désigne, celui qui ne dit rien.
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"Si tu réponds pas, t'es un salaud, si tu réponds, tu vas le devenir..."

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Ma longue absence trouve ses raisons ; Et les énumérer serait inutile et assurément ennuyeux.
Livrons nous donc à une toute autre activité, bien plus rare venant de votre dévoué narrateur ; Le don d'avis, assurément moins utile que celui du sang. Et puisque nous évoquons ce sujet, si lucratif aux producteurs de Ketchup en ces temps ou Europa Corporation s'étend au cinéma dit "de genre", et bien abordons ce sujet. La violence au cinéma...

Après un petit sketch sympathique, seulement ; Parce que je me plais à imaginer mon blog est plus amusant qu'il n'y parait, et plus courtois, puisque préparant le lecteur à un long texte.

 



 

Sujet d'actualité, oui, puisqu'en rapport également avec la palme d'or, attribuée à Michael Haneke.
Que cette palme d'or ait le copinage en origine ou non, peu importe au final, puisqu'elle est méritée. Non seulement pour contrer celle dont rêve depuis si longtemps le, selon moi, très surestimé Almodovar, à la façon d'un post-pubère lubrique en direction d'une femme sublime. Elle y trouverait une excuse convenable au snobisme ; Passons.
Michael Haneke a surtout le talent derrière lui ; Le talent, l'obstination, et une certaine provocation dont Cannes s'était passé depuis quelques années. Aucunement celle de Gaspard Noé, celle de filmer un viol de façon très explicite pendant plusieurs minutes. Certes, c'est choquant, mais aucunement provocateur. Bon, ne le rangeons pas dans cet article, je suis loin d'être un de ses détraqueurs, sans pour autant le sacraliser.

 

Reprenons.
Michael Haneke, à la façon du Stéfano Pilati déjà évoqué plus bas, provoque par le bon goût, aujourd'hui plus atypique et dérangeant que tous les gros plans sur la rouille, la sueur, la crasse et le sang auxquels Hostel, Saw, Frontières, Sheitan et autres films plus anonymes (l'oublié Scalce pour ne citer que lui) nous habituent.

Osez, par simple expérience, prononcer la phrase suivante au sujet de l'un des films ci-dessus cités : "C'est malsain".

Aux réactions de l'entourage, vous comprendrez que vous avez atteint un degré de provocation assurément supérieur à celui dont rêverait tout punk. On reviendra plus bas sur l'intérêt de la chose.

Michael Haneke ne se contente pas de la critique, ce à quoi je me livre humblement, bien bas. Car ses opinions sur le cinéma "de genre" viennent de l'action, puisqu'il est à l'origine de Funny Games, pamphlet sur la violence, à la forme et au fond comparable à Orange Mécanique ou aux 120 jours de Sodome du regretté Pasolini.
Puis, réalisant que son film ne touchait qu'un public local, et ne parvenait pas aux oreilles ciblées, américaines particulièrement, et bien le grand monsieur a refait son film, plan par plan, avec une poignée de stars (La superbe Naomi Watts en compagnie de Tim Roth et Michael Pitt, tout de même) en son sein et une qualité d'image nettement supérieure.

Haneke est donc vivement engagé. Son cinéma ne présente pas qu'une démonstration de sa sensibilité (Ce qui est bien ; mais souvent prétentieux dans le sens ou l'inconnu y est rarement traduit), mais une idéologie, presque un combat. Le soutenir ou le contredire n'a pas d'importance, ici ; Ce qui importe, c'est que l'on critique le jury pour avoir récompensé un artiste engagé ; Certes, le festival en prend une dimension plus engagée, moins neutre. Mais quand la palme d'or a été décernée à Fahrenheit 9/11 de Michael Moore, j'ai cherché, en vain, de mêmes réactions. Pourquoi ? Parce que ce documentaire était engagé contre le président Bush.
Bien bien.

 

Qui oserait se dresser contre ce film, du coup ?
Qui oserait rappeler au jury qu'il est censé promouvoir le cinéma, non le documentaire ?
Parce que se dresser contre une œuvre engagée revient à se ranger du coté de ce qu'elle dénonce, dans l'opinion publique.
Godard a un jour dit : "On n'a pas pu attaquer le surréalisme du vivant d'André Breton, et on n'attaquera pas la nouvelle vague tant que Truffaut vivra".

Pendant des années, le festival de Cannes s'est rangé à ne récompenser que des films reflétant l'opinion générale, de peur d'être rangée du coté de ce qu'elle y dénonce. Peut-on voir donc du courage dans cette palme d'or ?

Haneke se dresse contre la violence quand ses représentants sont en vie et au plus haut de leur forme.
Les films dits de genre pullulent et se multiplient ; Et en exemple de la bravoure du célébré Autrichien, prenons en exemple le dénommé "Frontières".

Bien court synopsis : Lors d'émeutes, quelques banlieusards fuient la capitale après avoir abattu un policier, et se retrouvent pris au piège par des campagnards consanguins, assez friands de torture, mais qui jamais n'oublieraient de voter Lepen.
Assurément, le spectateur est prévenu ; Sur la pochette, on peut lire "Ce film accumule des scènes de boucherie particulièrement réalistes et éprouvantes". On assiste alors à une succession (plus surréaliste que réaliste au final) de scènes ainsi décrites. Et même si la mentalité du cinéma de genre est de toujours trouver pire, on pourra tout de même noter quelques explosions de cervelles, tranchages de nerfs et autres fantaisies exotiques.
Que le spectateur soit choqué est inconcevable ; Puisqu'il a été largement prévenu ; Les inscriptions sur la pochette sont amplement explicites. Mais désapprouver le film dans sa globalité revient, pour le public, à s'associer à ce qu'elle prétend dénoncer, à savoir l'extrême droite.

 

"Ciel ! Un facho !" ou du Vaudeville à la Luc Besson.

La nouvelle vague, le surréalisme, se protégeait de ses détraqueurs par ses plus charismatiques représentants.
Le cinéma de genre, lui, place vite fait une petite phrase politique, religieuse, histoire que ce soit dit, et enchaîne immédiatement sur l'exhibition des fantasmes sadiques du réalisateur.

Le phénomène n'est pas rare en soi ; Pour avoir assisté à plusieurs procès, j'ai pu constater que les exhibitionnistes, s'ils ne prétendaient pas avoir oublié leur méfait et donc avoir agi sous l'influence d'une double personnalité, du diable etc. tentaient assez faiblement de justifier leur méfait par un engagement.
"C'était pour bousculer la société, elle qui accepte tout, vous voyez, la placer en voyeur, euh, voilà, faire bouger les choses, quoi"
Les soit-disants engagements politiques, sociaux voir même religieux (Voir le film "Martyrs") ne sont qu'une excuse au fait de se masturber, d'exposer les fantaisies et bizarreries du réalisateur ; Non pas en public, mais AU public.

 

La chose en soi est concevable ; J'ai bien payé pour voir Iggy Pop. Le problème vient de la malhonnêteté de l'engagement.
-Non seulement par ses proportions ridicules. Si l'on suit celui de martyrs, il amène tout de même à imaginer les sympathisants du front national en de sadiques bouseux, consanguins et psychopathes, vivant dans la rouille et au milieu des porcs. Sans pour autant être soi même sympathisant, on comprend tout de même l'absurdité de la chose-

Mais cet engagement, il protège ces films, il les rend invincibles.
On ne peut se dresser contre Frontières sans être un abominable fasciste. On ne peut se dresser contre Martyrs sans soutenir la sainte Inquisition et ses méthodes. On ne peut se dresser contre Hostel sans approuver le tourisme sexuel et la dégradation dans sa globalité. Idem avec Saw ; On ne peut pas le désapprouver sans être un salopard qui mériterait de voir sa vie remise en cause par un génie sociopathe. On ne peut être choqué par Cannibal Holocaust sans être une ordure de voyeur et un partisan des traites coloniales.

"Michael Haneke est alors assurément le plus grand fasciste, inquisiteur, touriste sexuel, enfoiré, voyeur et colonialiste de l'histoire..." Et c'est là qu'on se rend compte de l'absurdité du discours. De ce pseudo engagement.

Personne cependant ne se dresse contre, parce que personne ne veut être catalogué. Le problème vient lorsqu'il concerne l'œuvre en elle même. Elle est choquante. Elle est sale, malsaine, assurément ; Elle veut l'être, et ce n'est pas pour rien.
Et vient alors le point le plus intéressant.



Puisque je vous renvoie à l'expérience de clamer "C'est malsain" en public. Être de la vieille école est une pire crainte que celle de passer pour l'un des épithètes ci dessus catalogués, et en voici une démonstration.
Mais là ou l'on se rend compte que le cinéma de genre s'est barricadé contre le public moyen et le public plus... Heu... Cérébral, disons. Car désapprouver la violence au cinéma, cette violence stylisée et donc passant pour "belle", revient, pour l'opinion publique, à se ranger du coté des fermés d'esprit. Vous savez, l'exemple type du parnassien incapable de comprendre Rimbaud quand il lui a été présenté. Votre discours, en dépit de tous ses arguments, perd toute crédibilité ; Pensée unique, au cinéma, pensons-nous alors ?

Car la mentalité actuelle voudrait que l'on tolère toute beauté, car il a été démontré par le surréalisme (Sob...) que TOUT peut être beauté. Certes ; Étendre son esprit permet certainement d'apercevoir les sommets du Parnasse là ou ne l'on attend pas. Je vous renvoie à la scène d'American Beauty ou Ricky filme un sac en plastique volant, pour lui le plus beau spectacle de sa vie.

Et je suis le premier à défendre la beauté là ou on ne l'attend pas. Je suis le premier à affirmer qu'on peut être touché par la grâce de toute chose, puisque c'est même l'une des bases de ce qui est comparable à ma foi, le Sensationnel.

Mais j'affirme que :

Il y a deux beautés. Objective et subjective.
Tout le monde ; Tout être humain normalement constitué peut être touché par une histoire d'amour. Cela ne l'empêche aucunement de trouver sa propre beauté là ou il désire qu'elle se trouve ; Que chacun aille à Dieu par le chemin qui lui plait, disait l'autre.

 

La beauté SUBJECTIVE ne détruit pas la beauté subjective. Les deux sont même faites pour cohabiter.

La peur. Voilà ce qui permet au cinéma de genre de prospérer.
La peur de paraitre ce qu'il prétend honteusement dénoncer (Et qu'il ne fait pas.).
La peur de paraitre fermé d'esprit, incapable de percevoir la beauté suprème qu'est celle d'une cervelle réduite en miettes par un coup de fusil à pompes. La peur qui se justifie par l'histoire, pour une fois. Car on n'aimerait jamais faire partie de ceux qui ont critiqué Orange Mécanique ou les 120 jours de Sodome, ceux qui, aujourd'hui, se font tout petits !


On peut penser à une citation de Christophe Aleveque, si universelle ;
"Quand les gens ont peur, on peut en faire ce qu'on veut. Il faut que les gens aient peur. Mais chut, ils nous écoutent, ils sont partout..."

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Voilà comment établir une pensée commune, invincible et irréductible. En la sacralisant par la peur. Ne me demandez pas d'exemples historiques, ils seraient faciles, nombreux, et largement déplacés par rapport au sujet, au final assez frivole.

Toujours est-il qu'il est beau, le cinéma de genre. Il marche, et pardonnez l'image, prudes lecteurs, avec la main droite et la peur ( Les deux sont liés, dirait Freud. J'ai toujours pensé que certains réalisateurs devraient suivre une thérapie. Luc Besson en tête de liste ).
Ne me faites cependant pas dire ce que je n'ai pas dit ; Je reconnais à certains d'entre eux certains bons points qui manquent à du cinéma plus traditionnel. Ils sont généralement immersifs, ce qui est une bonne chose ; Le scénario de Saw 1 était loin d'être mauvais. Je suis un fervent admirateur du premier opus d'Alien, et j'ai trouvé sympa la sincérité et l'esprit "train fantôme" du premier film de Rob Zombie. Mais soyons de bonne foi.

On a le droit de ne pas aimer ces films, comme on a le droit de s'ennuyer devant un Gus Van Sant, sans pour autant être un salaud. On en a le droit sans que celà ne touche au droit sacré de la reconnaissance.

Michael Haneke, en plus de faire des films que je trouve très bons, n'a donc pas peur. Il ignore la pensée de masse, et attaque ceux qui en sont responsables. N'est-ce pas la définition d'un artiste engagé ?
Alors je n'ai qu'une chose à dire :

Le festival de Cannes a récompensé un artiste, un véritable, remplissant son rôle premier. Il l'a fait avec brio.

 

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24 avril 2009

"Tell me you can see me" (Ray)

Chaque lettre, chaque mot, est une portion d'éternité. Un élément d'un alphabet supérieur, d'un processus parfait ; Parfait car foutrement imparfait à nos yeux ; Et donc vrai, puisque la vérité ne l'est que lorsque son contraire partage une nature similaire.

Il faut fermer les yeux ! Il faut modérer la perception, sans quoi elle nous apparait imparfaite ; Sa forme l'est ; Son fond assurément, non.

Comprendre les aperçus dont je raffole, c'est comprendre l'alphabet de la réalité ; Les parts de tout ce qui vit ; Les parts mathématiques, organiques, poétiques, qu'importe.

Comprendre une part, c'est comprendre l'idée ;
Les percevoir, c'est comprendre la réalité.
Les assimiler, c'est comprendre le concept, et l'inimaginable.

Il faut les comprendre ; Live to understand (En reviendrais-je absolument toujours à ce foutu Frank Herbert ?!)Seules, elles sont des lettres, ensemble, des mots. Et au delà du nombre, un langage, ce qui donne le nom de ce qui est, et donc ce qui le domine. Car on devient maître des choses en les nommant, enfin c'est ce qui est marqué quelque part.

Imaginons une réalité, non construite sur le physique, mais sur sa nomination. Un langage unique ; Dont le sens est absolu et... Seul. Tant fond que forme ; Tant vrai que faux. Et nous revenons à la première ligne (Plus que parfait, conjugué à l'imparfait), en formant un foutu cercle.

Je me trompais ; La sensation évolue effectivement en une espèce de cercle.
Non. C'est un tort que j'ai du mal à admettre.
Plutôt... en spirale.


Some Voices.

Some Voices a une seconde raison d'être mon film préféré ; Il est en spirale.

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11 avril 2009

"Je ne prends pas de drogues. Si je veux me défoncer, je me lève soudainement sans m'y attendre." (Dylan Moran)

Dies Irae ? Plutôt Agnus Dei, concernant le talent de l'ami d'Yves Saint Laurent, ici bas. Sans snobisme aucun... Et tout en beauté. Comment rendre à la mode ses titres de noblesse ; Rendre beau, tout simplement.

A Stefano Pilati, une grâce de Noel Godin, qui n'aura donc pas à l'entarter comme pour BHL ou Bill Gates.

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La sensation a cet avantage de ce processus logique. Humain, concevable.
Et la conception de l'au delà dans la sensation, elle aussi, se passe de processus compliqués.

Cette page sur le sensationnel concerne la peur du jugement, et surtout la peur du vide absolu après la mort. Athées, accrochez vous ; Ces lignes vous concernent tout autant, en dépit de leur tournure mystique.

Elles concernent les sceptiques, les mystiques. Les idéalistes et les pragmatiques ; Ceux s'indifférant du dorémifasollaSIDA et ceux cherchant des infos sur le calendrier maya avant 2012.

Ceux qui ne meurent pas dans l'indifférence des vivants DEVIENNENT une Sensation pour eux.
En éffet, ceux ayant établi un lien privilégié, ceux pleins d'admiration, d'amour, de souvenirs, ceux ayant un lien par les Sensations avec le défunt ; Ceux ci feront de lui une Sensation.
Littéralement, oui ; Puisqu'ils vivront par lui et pour lui, en se rappelant, en remémorrant. Celui qui ne meurt pas dans l'indifférence s'incarne donc dans la Sensation, devient Alpha et Oméga ; Fond et forme, début et fin, par ceux qu'il aura marqué dans sa vie.
Voilà pour le meilleur des cas. Il est deux alternatives, très rares : L'indifférence des vivants, ou bien que ces derniers aient été marqués... En mal. Ces deux alternatives amènent à deux finalités négatives ; Ne plus s'incarner en quoi que ce soit, devenir le vide... Et devenir une sensation négative, proscrite, évitée ; Incarner le rejet. Purgatoire et enfer, en un sens. Heureusement, force est de constater que celà est rare.

Anyway, il faut donc marquer les vivants pour devenir Sensation.
Voilà pourquoi certains font le bien autour d'eux, pourquoi ils veulent que leur légende ou leurs œuvres leur survivent. Voilà pourquoi ce mal être quand à ne pas être la vedette de tous. Voilà pourquoi le refus de mourir loin de chez soi, et le calme de ceux qui le font, leur main tenue. La volonté absolue d'avoir des enfants. De faire des expériences, de marquer les gens. D'être original. De passer toute sa vie en compagnie de quelqu'un.
La peur de l'oubli, car cet oubli impliquera l'impossibilité de ce passage à la sensation.
Tout est lié. Marquer. Marquer. Marquer l'esprit humain.

Voilà à quoi ont servi les religions, toutes, sur un plan purement mystique (Je ne développerais pas ici le coté politique de la religion, Frank Herbert l'a fait avant moi, et de façon bien plus intelligente) : Donner à un peuple une conduite, jugée apte à marquer les gens, en bien.
Pourquoi plusieurs religions ? Car plusieurs peuples, plusieurs mentalités, plusieurs conceptions donc du bien et du mal.

Voilà qui est plus universel que je ne l'eus cru. L'eusses-tu cru ?
Hum hum. Mon humour, lui, n'a rien d'universel. Qui a part moi, a eu l'audace de sourire ?

Reprenons.

Tocqueville avait raison ; La seule frontière de l'humain, du vivant, ce n'est pas l'autre, mais le soi. Une fois débarrassé d'humanité, cette barrière, forcément, s'efface. La suite parait suivre un raisonnement d'une logique effrayante... Et en un sens ; Apaisante, non ? Une fois le soi disparu, on va vers l'autre, on s'ouvre à l'autre, dans l'autre.

Je vais être un peu vulgaire, mais ça se justifie ; Aux plus sensibles lecteurs cependant, passez à l'article suivant... Et à celui qui trouve la référence à "la guerre des boutons" dans la phrase ci dessus, je lui envoie un cadeau par courrier.
La sensation trouve toujours un équivalent physique. Marquer, aller en l'autre. Voilà donc les finalités de la Sensation, et c'est aussi ce que font tous les hommes depuis la nuit des temps ; Cogner et baiser.
C'est bien la preuve que la Sensation, c'est la transcendance s'adaptant à la taille humaine.

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10 avril 2009

"Cet anticonformisme est d'un affreux conformisme. Une transgression petite bourgeoise prise pour un acte de bandit de cinéma."

La rédaction de Non-retour aura entre autres été l'occasion rêvée de redécouvrir les trois grands Dies Irae de la musique ; Signés des prestigieux Mozart, Verdi et Dvorak. Please enjoy !

Quand aux "PRAY !" hurlés par les divers membres de Puscifer, les voilà eux aussi bien adaptés au sujet, en fait. Pourquoi ne pas y prêter une oreille curieuse ? Deux de leurs chansons, les seules que je connaisse en fait, se trouvent au bas de la playlist.

Bloody Hell. Mon calme n'a rien d'une imposition ignorée, mais bien d'une décision. Je ne parle pas pas fort, je ne jure qu'au minimum et j'aime à garder ce qui me concerne pour moi, plutôt que de suivre l'exemple qu'est celui de tout hurler au toit premier, sous l'hypocrite excuse du "J'assume tout". J'assume également. Ce n'est pas la même chose, il ne faut pas tout mélanger. En dépit des apparences que l'on souhaiterait faire adopter à tous, l'intimité existe, et Dieu merci, existera encore.

Je suis calme. Au point de paraitre indifférent à tout, peut être. Mais à cela, plusieurs raisons ; Le calme est le condiment nécessaire à ma vision du bonheur. A ne pas confondre avec la timidité, dont je ne souffre absolument pas, merci à toute la parenté ; Car je la vois comme le plus handicapant des handicaps.

Pour illustrer mon approche de la discrétion, prenez un exemple, un universel ; la relation (Amoureuse, amitié, flirt, haine, peu importe) ; le fait de savoir des choses sur l'autre, que personne d'autre n'est en mesure d'imaginer, est ce qui à mes yeux, lui donne tout son charme. A la relation, entendez moi bien ***

Les cuistres et les vantards ne se lassent d'ailleurs pas très vite ?

Il est une illustration de l'importance du silence dans une relation, d'ailleurs. "Le silence de la mer", le téléfilm de Pierre Boutron plus encore que le livre ; Jetez vous y donc, Julie Delarme y tient le rôle principal...

Ah bon, Galabru y joue aussi ? Tiens, pourtant on l'y oublie. Traumatisme le poussant à annoncer un point géographique dans "Bienvenue chez les Ch'tis" ? Well done, miss Delarme !

Just kidding, of course.

***Parfois c'est même le seul charme, cette connaissance de l'autre. Certains le savent malgré eux, et l'utilisent ; Ils font l'aveu de leurs faiblesses à une seule personne, toujours leur "cible", lui donnant ce ressenti. Le pathos comme séduction, à mes yeux, c'est tout simplement laid, et je ne peux comprendre ceux qui en font usage. Mais gardez vos problèmes pour vous, ou ne les exposez qu'à ceux qui veulent vous aider ! Vous êtes les premiers à refuser d'ailleurs toute aide, "Parceque vous z'êtes forts, vous n'avez besoin de personne, vous n'appartenez à personne etc etc.". Non, ne sont forts que ceux admettant leur faiblesse, et l'assumant. Le discours plus haut, entre guillemets, est assurément l'un des plus ridicules, parce que clamé par tout le monde. Ainsi, personne n'appartient à personne, ni de cœur ni d'esprit, et personne ne domine jamais personne, ici bas.

Proclamer obsessionnellement l'indépendance et la liberté absolue est bien paradoxal ; On scande rarement des paroles sur soi pour d'autres raisons... Que de s'en convaincre. Dire ou écrire une chose revient à croire lui donner vie. J'ai donc un peu de mal avec le discours émancipé, et je préfère le silence absolu des vrais amoureux de la liberté.

Les libres silencieux.
(Je concois qu'il y ait des exceptions, évidemment. L'inverse pousserait l'opinion à devenir bétise.)

Disons que, en général, proclamer une chose sur soi revient à vouloir s'en convaincre.

En appliquant la parole à l'acte, il est très facile de tomber dans la pratique d'un libertinage à vomir, remède miracle contre l'érection. Ou dans le surréalisme, prétention des prétentions, crise d'adolescence mal traitée, peut être ? Ou encore dans une sociabilité effrénée ; Boites de nuits, tournées des bars et nécessité de prendre un ticket pour la moindre entrevue en tête à tête... Mais que pensent ils une fois seuls, quand personne n'est là, à croire qu'ils sont ce qu'ils aimeraient être -Des êtres d'une liberté absolue- ?

Car l'avantage du mensonge est d'être impossible avec soi ; On sait toujours quels actes nous reflètent et quels actes reflètent le fantasme, celui que l'on espère faire voir. Il suffit de l'admettre.

Quelle solution, alors ?

Etre.
Il est beaucoup plus facile d'être libre que de chercher à l'être.

L'acte doit être un moyen, non une fin. Il doit nous permettre de vivre plutôt que de bêtement exister ; Mais on ne doit pas l'utiliser pour faire croire à une identité factice.
Non, il ne faut pas.

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Non, il ne faut pas.

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17 mars 2009

"Poupée de cire, poupée de son !"

C'est un processus ouvert aux processus.

J'ai un peu perdu le fil de la lumière ; Le noir de mon appartement est toutefois dénué du statut de cause, optant pour un préférable statut quo. Mais la lecon est à retenir ; Il s'agit d'oublier la visualisation, l'interpretation ; Le sens doit être absolu, et donc vu. Assimilé, j'entends. Et si je ne dois me parer que d'une certitude, c'est bien que la chose demande, et même en conjuguant la chose au futur, un certain entrainement.

Enfin, je suppose.

Je ne prétends à aucune vérité absolue. Toute certitude affirmée peut être un vice, et je respecte le libre arbitre, notre droit le plus sacré, parcequ'en vérité, et bien l'un des seuls.

"On a la vie qu'on se fait" m'a toujours répété le syndicat maternel.
Certes. Mais la chance, le hasard, ne sont pas à détacher de la chose, puisqu'ils SONT ce processus.
"Aide toi, et le ciel t'ai..." Oh, oui, oui, oui, d'accord.

Mais.
(Ô formulation chérie...)

La pyramide du ressenti est double, comme si on placait un miroir à sa base, en perpendiculaire. Celà confirme Frank Herbert, dans sa très simple et sage citation : "On ne peut avoir une chose sans son contraire"

Je m'égare, me voilà fatigué. J'ai passé deux semaines assez éprouvantes, et l'addition est signée Morphée, la nymphe aux membres aussi doux que peut le rêver un complexe d'Oedipe, aussi irrésistibles que peut le fantasmer un dépravé. Sans m'intérroger sur ma propre filiation, je pense simplement rendre les armes jusqu'à l'aube ; A ce moment là, je pourrais à nouveau additioner à la rosée matinale un peu de ma sueur, à défaut de mon sang.

J'en ai déjà versé au conflit contre la vulgarité, et je pense en verser encore, en temps et en heure.

Et non, je ne porterais pas les armes contre l'Otan à Strasbourg, contre Israel, contre la suppression de ci et de celà... Je suis un indifferent devant l'éternel, et je souligne bien, à l'éternel. Je n'ai pas d'autre cause que le ressenti, les sens, le tout empli de rien et le rien lourd du tout ; Je n'ai pas d'autres formulations. Les mots sont humains, limités, réducteurs ; La formulation de l'éternel est si délicate qu'elle a été rendue proscrite par le décalogue. Pour toujours ?

Pour toujours et à jamais, pour citer Dwight...citant Gainsbourg.

Assurément, j'aime les raccourcis ; C'est mon vice.

Et oui, je suis indifférent ; C'est là mon fascisme.

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"Et j'ai décidé d'être heureux, car celà est bon pour la santé" (Voltaire)

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15 mars 2009

"Feed me a stray cat"

No one can build his security upon the nobleness of another person
- Willa Cather -

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Jenny: You like Patsy Cline? I just love her. I wonder how come she don't put out no more new records.
Bobby: Because she's dead.
Jenny: Oh... that's sad. Don't that make you sad?
Bobby: I've had time to get over it.

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08 mars 2009

"Fais moi donc plaisir. Deviens un horrible événement, et vas lui arriver, tu veux ?" (Bernard Black)

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Distinguer l'émotion du sentiment.
Le bien du mal, en l'occurence. Si l'un et l'autre sont points de vue, il n'en est pas moins que l'un et l'autre ont une nature transcendante, et ce, pour tout le monde. Donc, dramatiquement, objective.

Vivre, c'est comprendre, survivre c'est lutter.
Mais exister, c'est évoluer, et ce, d'une facon ou d'une autre.
Tant ne font que survivre ; Chaque seconde passée à faire ce peu les approche cependant de l'échec, alors autant choisir la vie de l'instant, la majesté des choses simples.

Une pause le temps de se consacrer à cette petite merveille.
21 grammes sur Angel de Massive Attack.
Oh my.

Je me répète, mais ce blog y est consacré.
Qu'est-ce qu'un sens ? Une empathie, avec la particularité d'être tant son propre fond que sa forme.
On agit par empathie pour l'empathie.
On voit pour le plaisir des yeux.
On touche pour le plaisir charnel.
Et il existe une pyramide des sens ; Les sens les plus élevés peuvent servir de fond, lorsque celà est éffectué de facon consciente, à l'échelon du dessous.

L'imagination et le doute sont les sens les plus élevés à notre perception ; En dessous, pour ne citer qu'eux,  le désir, l'empathie, le plaisir, la douleur. Et au plus bas de l'échelle, les cinq sens physiques. Tout au sommet cependant, au dessus du doute qui en est l'unique lien (Voir l'article consacré au doute), est un sens n'étant pour nous accessible qu'en apercu, et l'on ignore le nom, la nature.

Dans le fond, même le décalogue suit ce schéma.

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03 mars 2009

"La double vie de Véronique" (Réalisé par Krzysztof Kieslowski)

Synopsis :

Il y a 20 ans dans deux villes différentes (en France et en Pologne) naquirent deux petites filles pareilles. Elles n'ont rien en commun, ni père, ni mère, ni grands parents, et leurs familles ne se sont jamais connues.
Pourtant elles sont identiques : toutes deux gauchères, aiment marcher les pieds nus, et le contact d'un anneau d'or sur leurs paupières. Et surtout, toutes deux ont une voix magnifique, sublime, un sens musical absolu, et la même malformation cardiaque difficilement détectable. L'une profitera des expériences et de la sagesse de l'autre sans le savoir. Comme si chaque fois que la première se blessait avec un objet la seconde évitait le contact de ce même objet.
C'est une histoire d'amour, simple et émouvante. L'histoire d'une vie qui continue, quittant un être pour se perpétuer dans le corps et l'âme d'un autre être.



Ou simplement une extase majestueuse ; Les mots du Verso il cielo de Dante, mis en un ressenti par Preisner, alias le littéralement mythique Van den Budenmayer... A mes sens, moins à ma raison, une figure plus historique qu'elle ne l'est actuellement ; Budenmayer n'a jamais existé, mais son alter égo, Preisner, est destiné à la renomée au même titre qu'un Brahms, Beethoven.

Krzysztof Kieslowski a été à l'origine de la série "le Décalogue".
Rien que celà, ladies et gentlemen.

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17 février 2009

"Les faucons eux même savaient cela"

"Les faucons tournaient au-dessus de Kynes, piaillant leur frustration. Ils savaient ce qui allait se produire. Comme n'importe quelle autre créature du désert.
Je suis une créature du désert, pensa Kynes. Regarde-moi bien, Père. Je suis une créature du désert.
Il sentit la bulle le soulever, l'emporter, l'éclater. Le tourbillon de sable le prit, l'enveloppa, l'entraîna dans de fraiches ténèbres. Un instant, l'obscurité, l'humidité, lui furent agréables. Puis, en cette seconde ou sa planète le tuait, Kynes se dit que son père se trompait, comme tous les autres savants. Les principes permanents de l'univers demeuraient encore l'erreur, l'accident.
Les faucons eux même savaient cela."

Cela m'ennuie presque d'avoir découvert cette version. Il s'agit là de ma facon de chanter et de mon approche de la musique... Mais bannissons l'égoïsme le temps d'un frisson.

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"Aussi saint que peut l'accepter une mère..."

La cécité peut être -Et pardonnez le verbe- vue comme un don.
Il est fort dangereux de voir, par des yeux qui pourraient tout percevoir. Le danger en question vient du fait que sans intervention, cette perception implique l'acceptation.
Et tout accepter revient à tolérer, à nouveau, pardonnez l'expression, aveuglément. Admettre l'inacceptable. La tolérance aveugle est un mal, puisqu'ici, elle devient un frein.

La modération ! Voilà ce qui doit être la finalité d'une perception.

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La cécité, physique entre autres, c'est la nécessité de cette modération avant même le processus normalement destiné à en faire finalité. Un don des sens, une transcendance par le ressenti, cette obstruction... D'un sens. La vue.

La perception ne devrait laisser entrevoir que la beauté. La perception est manipulable, modulable ; C'est là la plus grande lecon : Un homme peut se moduler ; S'améliorer ; Et celà n'a strictement rien à voir avec l'idée de se renforcer.

La force volontaire, contrairement à l'amélioration, est une erreur. La plupart des gens visent à se renforcer plutôt qu'à s'améliorer, se perfectionner. Ils acceptent leur imperfection, s'y complaisent, et espèrent s'y renforcer.
A leur intention, Tarkovski avait annoncé quelque chose dans cet esprit. A voir dans Stalker : Une branche, solide, rigide, forte, peut être brisée. Une herbe se pliera, se tordera, mais ne brisera jamais.

Clem', corrige ma technique ; Il se peut que j'ai massacré la citation de celui dont le cadavre est encore chaud...

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29 décembre 2008

"You look like rain..." (Morphine)

Viens donc te fier à moi, si te lier n'est rien
Dame du hasard adroit, à cette loi j'ai crée lien.
Crains-tu quelconque choix ? Au pied pourtant, ces chiens !
Rien ne pèsera croix, si m'être alliée tu veux bien.

Avec des moues espiègles et des tours d'arlequin
Tant fois d'une larme vainqueur, si court va-et-vient
Simple plume d'aigle tout dérègle ! Elle revient des défunts
cette humide ardeur, la marque des bohémiens !

[...]

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Moralité de l'histoire : Les maquilleuses sont de trop. Faites le nécessaire sur un fond de Chet Baker.

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"Symbolisme et Martini, sec !"

Plus ou moins anonymes lecteurs.

Vous, oui vous en personne, qui fûtes un lecteur accidentel ou volontaire des rares articles de Sensationnel, c'est bien à vous que je souhaite une bonne année 2009.

Et dans la mesure ou Sensationnel et son humble narrateur n'est pas épuré de citations et inspirations, mon souhait le plus cher, et pour citer l'ami Didier Super, est que vous parveniez à accomplir ce grand et important travail sur soi qu'est la capacité de s'en foutre. Activité essentielle pour traverser quelques péripéties sans y perdre trop de plumes ; Si tenté que vous ne cherchez pas à éviter ces difficultés. Aurez-vous cependant le choix, cette année ? Je ne pense pas.

Ladite année, Sensationnel ne s'élargira pas. Pas de peau neuve autrement que par inadvertance, pas plus que précédemment de volonté de plaire à ses pairs dans la rime ; ou dans la parole !

Cette année cependant, Sensationnel se verra enrichi de textes plus explicites et réguliers ; Nombre d'entre eux quand au rapport à la sensation dont son auteur est sujet ; Nouvelles, pensées, médias et autres petites notes, le tout consacré à ce vital condiment.

Cette année, Sensationnel ne se pâmera pas devant les cuistres et les hypocrites.

Mais j'espère que cette année, Sensationnel continuera de recevoir vos visites, vous qui osâtes un jour franchir le pas, peut être par hasard, d'une espèce de dialogue avec votre humble et dévoué narrateur,

Du pseudonyme de Rimbel.

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